29.09.2008
l'histoire de leur vie
Leur vie est à l’image de ce jardin, livré à lui-même, personne ne s’en occupe, ne l’entretient, abandonné, déserté puis consumé par les flammes. Des corps sans âme qui vaguent à leurs occupations quotidiennes et qui essaient de garder intact leur gout à la vie malgré toutes les épreuves qu’ils traversent et qui s’abattent sur eux une à une en prenant un malin plaisir en les torturant comme pour tester leur seuil de tolérance. Chacun se vautre dans son coin, dans sa souffrance. Certains arrivent à l’exprimer, à la crier, d’autres à la pleurer, d’autres ont perdu l’usage des mots, n’ont plus la force de pleurer, d’autres préfèrent fuir et se réfugier dans une sorte de torpeur.
Chacun trouve des remèdes pour atténuer ses souffrances, pour continuer à vivre.
La vie est faite comme ca. On dit après la pluie le beau temps, ou demain est un autre jour.
Elle l’espère.

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13.05.2008
la balançoire
j'y suis retournée ce soir. je me suis assise et j'ai commencé à me balancer. j'avais envie d'aller toujours plus vite, toujours plus haut. et je me forçais pour y arriver. je me cramponnais aux cordes et je tendais les jambes quand je montais. j'avais l'impression de renaître à chaque montée. j'attendais impatiemment la montée, la descente annonçait une autre montée, plus haut, avec de nouvelles sensations, une nouvelle découverte. je riais à gorge déployée, j'avais oublié mon amie qui a coté de se balançait elle aussi. plus haut, plus vite!!! c'est tout ce qui comptait. je voulais pas et j'arrivais pas à me résoudre à descendre de cette balançoire. c'était le vide total. j'avais l'impression, à chaque montée, que mes soucis, mes pensées, mes réflexions s'envolaient alors que moi je restais sur la balançoire. le vent les importait loin de moi.
je continuais de pousser encore pour aller encore plus haut, l'impression de voler, de décoller, avoir le vertige, le coeur qui bat à 100 à l'heure, cette montée d'adrénaline, l'oubli et l'abandon...
et puis le silence.
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14.04.2008
j'ai mal
j'ai mal pour mon pays, j'ai mal pour ces gens, mes compatriotes. j'ai mal parce que je sais pas ce que c'est leur quotidien, parce que je connais pas leurs souffrances, leurs combats, la misère qu'ils vivent. j'ai mal parce que je suis impuissante, je ne peux qu'observer et avoir mal au coeur. j'ai la gorge nouée en voyant ces images et ces vidéos. on dirait qu'on vit dans un autre pays. on dirait qu'ils sont exclus de notre société. on dirait qu'ils font partie des oubliés. et je ne peux que les comprendre parce que moi en tant que tunisienne, je ne veux que le bien pour tous mes compatriotes mais moi en tant que tunisienne, je me voile la face aussi...
01:24 Publié dans coup de gueule, états d'âme, message personnel | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.04.2008
le manège
je suis assise ici dans le manège qui tournoie. je regarde autour de moi, les paysages changent à chaque tour. des fois, il y a des gens qui me rejoignent, pour un certain nombre de tours, pour une certaine période, il y en a qui restent plus longtemps que d'autres, il y en a que leurs places restent inoccupées même après leurs départ. je les regarde entrer dans mon manège ou en partir, des fois je les retiens, des fois je fais en sorte qu'ils partent. des fois, je suis triste, d'autres fois je le suis moins.
le manège prend de la vitesse. j'aime la vitesse, je souris, je ris à gorge déployée, je crie de plaisir, la vitesse m'enivre. mais ça devient trop rapide, j'en ai la toute qui tourne. les contours s'évanouissent, tout devient flou, un mélange de couleurs et de bruits que je ne distingue point. je commence à me sentir mal et à me dire que la vitesse ne me convient pas.
le manège ralentit, le manège va lentement maintenant...j'ai repris mes esprits. je souffle. je peux regarder autour de moi et tout se redessine. les décors, les personnes, ce qu'elles font. je regarde ce film muet, en écoutant ma musique, je regarde ces personnes s'approcher ou s'éloigner. mais tout va tellement lentement, si lentement que je m'ennuie et que j'en redemande, de la vitesse, encore de la vitesse! et encore mal au coeur et encore ennui...cercle vicieux!
je vis dans ma bulle, ma bulle c'est mon manège. mon manège qui avec ses couleurs, sa musique et la variation de sa vitesse et les différents personnages qui y prennent place, me laisse perplexe et me donne envie tous les jours de recommencer et de revivre cette aventure. mais jusqu'à quand? quand est ce que je trouverai la vitesse qui me convient, quand est ce que je saurai ce que veux exactement? mais je sais une chose : je n'aime pas la redondance, je n'aime pas quand tout se répète une infinité de fois, je m'ennuie vite. je n'aime pas quand c'est trop lent aussi. un juste équilibre alors? oui sûrement, c'est ça qui me faut. encore faut-il le trouver...
03:34 Publié dans états d'âme | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.03.2008
le papillon
05:15 Publié dans états d'âme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.03.2008
message perso
ne pas s'éparpiller, ne pas s'éparpiller, ne pas s'éparpiller, ne pas s'éparpiller...
se concentrer, se concentrer, se concentrer...
ne pas penser à ca, ne pas penser à ca, ne pas penser à ca...
se concentrer, se concentrer, se concenter..
ne pas les laisser prendre le controle, ne pas les laisser prendre le controle...
mettre coeur en veilleuse, mettre coeur en veilleuse, mettre son coeur en veilleuse...
jouer, jouer, jouer, jouer, jouer...
ne pas s'attacher, ne pas s'attacher, ne pas s'attacher...
pas besoin de ca pour le moment, pas besoin de ca pour le moment...
rester réaliste, rester réaliste, rester réaliste...
penser à moi, penser à moi, penser à moi.
14:43 Publié dans états d'âme | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
humeur du moment
je suis d'une humeur massacrante et je suis sur le point de me suicider ou de tuer quelqu'un ou plutôt toute personne qui m'énerve même un tout petit peu. je suis stressée et le fait que je ne pige rien à un travail à rendre demain n'arrange pas les choses. tout me rend folle, tout m'énerve et me met hors de moi. il vaut mieux ne pas me parler et que je ne parle à personne. d'ici la je vais me défouler sur mon punshing ball humain et pratiquer mon sport favori quand je suis comme ça: casser les gens. ouais ça m'arrive d'être méchante et alors? j'ai le droit non. pffff
18:15 Publié dans états d'âme | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.02.2008
une excellente journée
des fois, il suffit de rire de trucs débiles, de rire de nous à gorge déployée, de se retrouver autour d'une bonne glace ou de savourer une bonne ojja bien de chez nous. quand tu n'as pas à te poser des questions et que tu savoures le moment présent en étant juste toi et pas celle qu'on veut que tu sois, quand tu es bien entourée, que tu te laisses aller en ne pensant ni à demain, ni à ce les gens pensent, juste vivre le moment présent, en bien ça fait du bien. je retrouve le chemin vers celle que j'ai toujours été et je suis de nouveau sereine. je suis prête à être de nouveau heureuse...je remercie ma mère et tous mes amis et toutes ces personnes qui comptent pour moi pour leur soutien sans failles et parce qu'elles croient en moi.
02:59 Publié dans états d'âme | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.01.2008
nouveau départ
après cette période d'abandon, en fait pas d'abandon mais de recul, j'ai pris du recul et j'ai eu une bouffée d'oxygène. et un dernier coup de pouce, je reprends ma vie en main. je suis enfinmaître de mon destin et de ma vie. je renoue avec ma ville, je la regarde avec de gros yeux, je savoure chaque moment. je renoue avec moi-même, avec ce que je veux, avec ce que je peux accomplir. plus rien ne peut m'arrêter. je me suis débarrassée de tous les obstacles qui empêchaient mon ascension vers les sommets que je voulais gravir. je reprends vie petit à petit. je vois la lumière au bout du tunnel. je m'approche de plus en plus. je pensais ne pas avoir la force, ne pasêtre assez courageuse. mais en fait je me suis trompée, c'est plus facile que je ne le pensais. le sentiment de sérénité qu'on a après est incomparable. je me suis débarrassé du poids que j'avais et maintenant je peux me relever et oublier le temps que j'ai perdu. j'arriverai a cet objectif, j'y arriveraimême si ça me prendra encore 5 ans. je m'en fous. j'aurai la patience nécessaire, puisque j'ai pu l'avoir pendant 3 ans alors je peux l'avoir pour plus de temps encore puisqueça m'apportera que de bonnes choses. alors oui je suis prête. et je veux croquer dans la vie a pleines dents. comment ai-je pu m'enterrer dans ça? je devenais de plus en plus sombre et triste? je ne suis pas comme ca. je suis joyeuse et je souris. alors je tourne le dos à cette personne que je suis devenue et que je n'aime pas. bye bye tristesse, larmes, je dis adieu à ma "dark side" et je dis re à ma "bright side". alors oui un changement radical s'impose et ce changement est déjà en route et ma liste de résolutions pour l'année est faite. on se retrouve fin 2008 nchalah pour voir ce que j'ai pu accomplir :)
01:49 Publié dans coup de gueule, états d'âme | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.12.2007
duel
dans ma tête j'ai répété ce moment maintes fois, mais je changeai la fin à chaque fois, et je me retrouve à revivre cette situation. mais ce n'était pas prévu, ça ne ressemble à aucune des scénarios que j'avais imaginé. on dirait que la distance me donne de la clairvoyance, de la lucidité. mais j'ai peur, j'ai peur de l'autre moi : la moi qui a peur justement, peur de l'inconnu, qui préfère la sécurité, qui aime fuir...la moi qui ne veut pas prendre des décisions.
alors pour une fois laquelle devrais-je laisser commander? je suis juste fatiguée mais incapable de dire tout ce que je pense, parce que tout ce que je pense, tellement que je l'ai enfouie, pue...pue très fort! ou bien peut être devrais-je employer une image plus représentative, la vérité est comme de multiples lames qui vont et reviennent sur la peau, à chaque passage, ouvre la plaie encore plus, plus de sang qui coule, plus de cris arrachés, plus de douleur lacérante...jusqu'à la mort, jusqu'à ce que tu me supplie de t'achever une fois pour toutes...alors non je veux pas faire ça parce que je peux pas, parce que c'est pas moi, même si les mots se bousculent en voulant se frayer un chemin pour sortir, même si ces mots sont l'expression d'une haine contre ce que j'ai pu laisser faire, ou ce que j'ai pu endurer, contre ce que j'ai fait en fermant l'oeil tout en sachant que ça marcherait pas...ces mots ne trouveront pas le chemin pour arriver jusqu'à toi, pour te mettre en lambeaux.
02:00 Publié dans états d'âme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note










