23.10.2008

retrouvailles 2

Il était assis devant elle, cela ne l’empêchait pas de faire quelques remarques concernant certaines des invitées. Elle riait mais elle était jalouse et il le savait fort bien. Il la provoquait. Elle resta de marbre et à son tour se tourna vers son voisin de gauche, qui était fort séduisant, et commença à monter son intérêt pour la conversation. Il eut un petit sourire au coin et participa à la conversation à son tour en s’immisçant entre eux. Petit à petit le voisin se trouva presque éjecté de la discussion qui s’en trouvait plus intime. Elle lui effleura doucement la jambe avec le bout de ses escarpins puis s’en excusa. Il lui demanda a voix basse et en s’approchant d’elle ce qu’elle voulait. Elle le regarda fixement puis détourna son regard de lui en émettant un rire moqueur. Quelques minutes passèrent et elle reprit son effleurage qui se fit plus insistant et plus équivoque encore. Il releva la tête et plongea son regard sombre au fond de son âme, elle se sentit déshabillée. Elle était troublée mais pour une fois, elle voulait le battre sur son propre terrain. Alors elle feignait de l’ignorer et de reparler à son voisin de table. Elle sentait son regard sur elle, son désintérêt pour ce qui l’entourait. Elle savourait sa mini-victoire. Elle se dit qu’il fallait continuer sur sa lancée. Elle s’excusa de table en disant qu’elle avait oublié quelque chose. Il se proposa pour l’accompagner, prétextant qu’une jeune demoiselle comme elle ne pouvait se promener seule. Il lui attrapa la main et lui demanda à quoi elle jouait. Elle rigolait disant : à rien voyons. Elle lui fit remarquer qu’elle n’avait pas encore reçu son cadeau et qu’elle se demandait s’il lui en avait apporté un. Il s’avança vers elle et répondit que son cadeau, elle l’avait sous les yeux. Elle se sentit désarmée, il avait renversé la tendance du jeu, il menait encore une fois. Un frisson lui parcourut le corps, elle en perdit l’usage des mots. Une fois de plus, elle était perdue mais il ne lui laissa pas le temps d’anticiper, il s’approcha d’elle, ses lèvres cherchant les siennes. Elle s’abandonna, il ne fallait plus se battre : le dénouement de 5 années de chassé croisé, de je t’aime moi non plus.

 

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07.10.2008

retrouvailles 1

Il l’attendait au milieu de ce vacarme, frémissant d’impatience. Elle se laissait désirer comme à son habitude, arriva un peu en retard, fit une entrée magistrale entourée par une horde de personnes. Il se leva pour l’accueillir et dès qu’il la vit, son cœur s’emballât, ses mains devinrent moites et tremblantes. Il crut d’abord avoir une vision. Jamais il ne l’avait vu aussi rayonnante, aussi sure d’elle, élégante, belle.
A mesure qu’elle s’avançait vers lui, qu’elle saluait et embrassait les convives, il la regardait d’autant plus fasciné et subjugué par le pouvoir qu’elle exerçait sur lui. Il sentit que ses jambes allaient se dérober sous lui, il se maitrisa néanmoins et l’accueillit avec son sourire ravageur, ce sourire dont lui seul connaissait le secret et qui fait encore ses ravages sur elle-même après toutes ces années.
Ils s’embrassèrent, se regardèrent, puis il lui chuchota dans l’oreille qu’elle était magnifique.
Elle se rappela cette réplique qu’elle entendait dans les films, alors elle le remercia et lui répondit qu’il était pas mal non plus.
En effet dès son entrée, elle le cherchait des yeux. Elle vit comme dans ses souvenirs, ténébreux, mystérieux, un brin malicieux et surtout très charmant et charmeur. Elle n’attendait que de lui parler, d’entendre sa voix langoureuse. Alors quand elle lui chuchota à l’oreille, elle se dit que la soirée allait être prometteuse et elle s’arrangeait pour l’avoir face à elle à la table.
Une longue soirée les attendait…

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23.04.2008

shiver

des regards qui se croisent...
un sourire coquin qui se dessine...
ils se perdent de vue...
il se cherchent dans cette foule...
ils se retrouvent...
il la regarde...
elle le regarde...
ils ne savent pas quoi faire...
les deux sont paralysés...
elle est hypnotisée par son regard...
elle tremble rien qu'à l'idée de l'avoir pour elle...
il frémit à l'idée de pouvoir goûter enfin à ce doux élixir...
les battements de leurs coeurs s'accéléraient...
tous leurs sens étaient en éveil...
elle le provoque...
il l'attrapa brusquement par la taille et la ramena à lui...
elle se laissa faire...
guidée par lui, par ses mains, par ses désirs à elle...
son doux parfum l'enivrait et il n'avait qu'un souhait...
qu'elle soit sienne pour l'éternité...
elle ferma les yeux...s'abadonna à lui...
on dirait que tout l'univers s'était mis en branle pour créer cet instant...
cet instant tant attendu, tant rêve et tant désiré...
tout était parfait, lui, elle, le cadre...
et ils se figèrent l'instant de quelques secondes, quelques minutes...
enfin ils ne savaient plus trop...
ils se sont enfin retrouvés...
ils ne faisaient plus qu'un et c'est ce qui comptait...

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29.12.2007

étreinte


elle savait que c'était le moment de partir mais elle s'y résignait pas, elle détestait les adieux. elle ne voulait pas le quitter. il la serra fort contre lui. elle le regarda longuement, elle avait tellement de choses à lui dire mais elle ne pouvait pas et elle voulait pas rendre la situation encore plus floue qu'elle ne l'est. et puis il s'approcha doucement d'elle, elle sentit son souffle chaud contre sa nuque, il déposa un baiser au creux de son cou. tout son corps fut parcouru d'un frisson. jamais elle ne pensait ressentir ça avec lui. désormais elle ne pouvait plus combattre ça. elle a vacillé l'instant de quelques secondes. mais elle le repoussa doucement et lui dit ne refais plus jamais ça! et elle partit. puis elle est revenue sur ses pas, elle déposa un baiser sur ses lèvres qu'elle avait toujours envie de croquer et s'enfuit. il l'attrapa par son bras, l'amena à lui, et l'embrassa passionnément. il avait fini par céder, par s'abandonner, par goûter au fruit défendu mais tant désiré. elle l'interrogea des yeux comme pour lui dire est ce que tu es sur? il n'avait pas besoin de répondre, il en était plus que sur et il avait fini par réaliser que c'était ce qu'il voulait depuis longtemps. il la dévêtit doucement tout en la regardant droit dans les yeux. ses doigts brûlants parcouraient tout son corps en le caressant tendrement. ses grandes mains sécurisantes devinrent maintenant sensuelles. elle déposait des petits baisers furtifs sur son cou, ses épaules, son torse. leurs lèvres semblaient se chercher, se retrouver, puis se rechercher. leurs souffles devenaient de plus en plus rapide, ils sentirent une vague de bien-être les envahir petit à petit. elle ferma les yeux pour savourer le moment. elle n'avait plus aucune perception du temps et de l'espace, leurs mouvements étaient au ralenti. elle se sentit presque planer. il n'y avait plus qu'elle et lui. tout s'évanouissait autour d'elle. les contours devenaient flous. leurs corps se mêlèrent pour cette dernière étreinte. puis ils se retrouvèrent enlacés, le sommeil commençait a les gagner...
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09.07.2007

elle


elle ouvrit les yeux lentement, elle s'était assoupi pour la première fois depuis des jours. un moment de répit dont son corps avait besoin. elle faisait des cauchemars tout en étant réveillée et ça en était plus effrayant. depuis quelques jours elle vivait recloué dans cet espace confiné. un corps sans âme. elle ne faisait que peindre pour évacuer son chagrin. mnt elle regardait les quelques toiles et s'aperçut qu'elles étaient plus sombres les unes que les autres. elle avait perdu toute notion de temps, d'ailleurs le temps n'avait plus de sens maintenant pour elle. mais elle savait que le temps serait son allié, plus il passerait plus vite, mieux elle se sentira. le temps panse toutes les blessures, le temps aide à cicatriser toutes les plaies.
elle se dit qu'elle avait besoin de sortir, de s'aérer. elle prit ses clés, un gilet et sortit. elle marchait lentement en traînant un peu les pieds, le regard perdu. elle arriva à destination. elle avait oublié à quel point elle aimait cet endroit. le vieux chêne était toujours la, surplombant la colline. ils aimaient venir ici, faire des siestes, lire, parler, rêvasser ensemble. elle se dit que ça sera plus pareil mais qu'elle devrai s'y faire, dorénavant ça sera son endroit à elle, son jardin secret. elle s'assit, ferma les yeux et inspira profondément. elle se sentais presque flotter, une petite brise caressai son visage et faisait danser ses petites boucles brunes. quand elle ouvrit les yeux, elle avait retrouvé enfin la paix avec elle-même. elle respirait à nouveau...