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29.12.2007

étreinte


elle savait que c'était le moment de partir mais elle s'y résignait pas, elle détestait les adieux. elle ne voulait pas le quitter. il la serra fort contre lui. elle le regarda longuement, elle avait tellement de choses à lui dire mais elle ne pouvait pas et elle voulait pas rendre la situation encore plus floue qu'elle ne l'est. et puis il s'approcha doucement d'elle, elle sentit son souffle chaud contre sa nuque, il déposa un baiser au creux de son cou. tout son corps fut parcouru d'un frisson. jamais elle ne pensait ressentir ça avec lui. désormais elle ne pouvait plus combattre ça. elle a vacillé l'instant de quelques secondes. mais elle le repoussa doucement et lui dit ne refais plus jamais ça! et elle partit. puis elle est revenue sur ses pas, elle déposa un baiser sur ses lèvres qu'elle avait toujours envie de croquer et s'enfuit. il l'attrapa par son bras, l'amena à lui, et l'embrassa passionnément. il avait fini par céder, par s'abandonner, par goûter au fruit défendu mais tant désiré. elle l'interrogea des yeux comme pour lui dire est ce que tu es sur? il n'avait pas besoin de répondre, il en était plus que sur et il avait fini par réaliser que c'était ce qu'il voulait depuis longtemps. il la dévêtit doucement tout en la regardant droit dans les yeux. ses doigts brûlants parcouraient tout son corps en le caressant tendrement. ses grandes mains sécurisantes devinrent maintenant sensuelles. elle déposait des petits baisers furtifs sur son cou, ses épaules, son torse. leurs lèvres semblaient se chercher, se retrouver, puis se rechercher. leurs souffles devenaient de plus en plus rapide, ils sentirent une vague de bien-être les envahir petit à petit. elle ferma les yeux pour savourer le moment. elle n'avait plus aucune perception du temps et de l'espace, leurs mouvements étaient au ralenti. elle se sentit presque planer. il n'y avait plus qu'elle et lui. tout s'évanouissait autour d'elle. les contours devenaient flous. leurs corps se mêlèrent pour cette dernière étreinte. puis ils se retrouvèrent enlacés, le sommeil commençait a les gagner...
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27.12.2007

duel

dans ma tête j'ai répété ce moment maintes fois, mais je changeai la fin à chaque fois, et je me retrouve à revivre cette situation. mais ce n'était pas prévu, ça ne ressemble à aucune des scénarios que j'avais imaginé. on dirait que la distance me donne de la clairvoyance, de la lucidité. mais j'ai peur, j'ai peur de l'autre moi : la moi qui a peur justement, peur de l'inconnu, qui préfère la sécurité, qui aime fuir...la moi qui ne veut pas prendre des décisions.
alors pour une fois laquelle devrais-je laisser commander? je suis juste fatiguée mais incapable de dire tout ce que je pense, parce que tout ce que je pense, tellement que je l'ai enfouie, pue...pue très fort! ou bien peut être devrais-je employer une image plus représentative, la vérité est comme de multiples lames qui vont et reviennent sur la peau, à chaque passage, ouvre la plaie encore plus, plus de sang qui coule, plus de cris arrachés, plus de douleur lacérante...jusqu'à la mort, jusqu'à ce que tu me supplie de t'achever une fois pour toutes...alors non je veux pas faire ça parce que je peux pas, parce que c'est pas moi, même si les mots se bousculent en voulant se frayer un chemin pour sortir, même si ces mots sont l'expression d'une haine contre ce que j'ai pu laisser faire, ou ce que j'ai pu endurer, contre ce que j'ai fait en fermant l'oeil tout en sachant que ça marcherait pas...ces mots ne trouveront pas le chemin pour arriver jusqu'à toi, pour te mettre en lambeaux. 

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24.12.2007

blanc : couleur de la pureté

...

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je trouve que c'est tellement bien fait, c'est tellement émouvant, beau. une lueur d'espoir dans les ténébres de l'injustice...

07.12.2007

pause chanson : les moitiés (Jamil)


J'ai déjà un moi
J'veux pas être un autre
J'veux être tout entier
Pas la moitié d'un autre

J'veux pas être une moitié
Vivre à moitié
La moitié d'moi-même
La moitié d'un je m'aime

La moitié d'un coeur
Y a quelqu'un qui pleure
La moitié d'un amour
Y a quelqu'un qui paye pour

La moitié d'une fleur
Ca fait mal au coeur
La moitié d'une douceur
C'est à peine farceur

La moitié d'une baise
C'est un gros malaise
La moitié d'une prom'nade
C'est une engueulade

La moitié d'un bras
C'est une main qu'on n'a pas
La moitié d'une joie
C'est toujours pas la joie

La moitié d'une vie
C'est le travail
La moitié du travail
C'est pour le bétail

La moitié des études
C'est la vie qu'on élude
La moitié d'une solitude
C'est des vieilles habitudes

La moitié d'un bikini
C'est un bout d'paradis
Mais la moitié d'un zizi
C'est l'enfer toutes les nuits

La moitié d'une sacoche
C'est une vieille un peu moche
Et la moitié d'une poche
Y a qu'une couille qui pioche

La moitié d'un camembert
C'est la misère
La moitié d'une baguette
Moi j'mange les miettes

La moitié d'un Français
C'est toujours aussi chiant
Mais avec une moitié d'chance
C'est un peu charmant

Avec une poignée d'lardons
Une poignée d'cornichons
Si y a qu'une moitié d'litron
Moi j'deviens grognon

J'veux pas être une moitié
Vivre à moitié
La moitié d'moi-même
La moitié d'un je m'aime

La moitié du malheur
C'est pas l'bonheur
La moitié du bonheur
C'est pas l'bonheur

La moitié d'une fesse
C'est pas une promesse
Et la moitié d'un con
Ben ça fait des chansons

La moitié d'une pipe
Ca s'fume très mal
Vous pensiez à mal
C'est à moitié normal

La moitié d'un saint
C'est p't'êt' le pape
Mais la moitié d'un s'rin
Ben ça on s'en tape

La moitié d'une cousine
On fait d'la méd'cine
La moitié d'un cousin
En tout cas moi ça m'dit rien

La moitié d'un crétin
On ronge son frein
La moitié d'un joint
On tète pas loin

La moitié d'une femelle
C'est un peu mâle
Et la moitié d'un mâle
Ben c'est un peu gai

La moitié d'une botte
C'est pas l'pied
La moitié d'une capote
Tu vas pas niquer

La moitié d'un baiser
C'est un baiser volé
La moitié d'une moitié
C'est un quart à sniffer

La moitié d'un flic
C'est encore un flic
La moitié d'un fonctionnaire
C'est déjà c'que c'est

Si la moitié des infirmières
S'envoyait en l'air
Avec la moitié d'leurs patients
On s'rait malade tout l'temps

La moitié d'un méd'cin
Ca y en a plein
C'est la moitié d'une ordure
Et ça fait dur

La moitié d'un avocat
Dans tous les cas
C'est la moitié d'ton hypothèque
Qui part avec

La moitié d'une grève
C'est pas une trève
Et la moitié d'un rêve
C'est comme ça qu'on crève

La moitié d'une bavure
C'est un Arabe qu'on torture
Quand c'est un beur qu'on dérouille
On appelle ça une fouille

La moitié d'un salopard
C'est Le Pen le soir
Et la moitié d'un chien
Ben c'est Le Pen le matin

La moitié d'un requin
C'est un politicien
Et la moitié des cons
Sont à Washington

La moitié d'une bière
C'est encore salutaire
Et la moitié d'un verre
C'est un peu solitaire

Y a trop d'moitiés
C'est ben trop long
On va faire moitié-moitié
Vous finirez la chanson

PS : merci à mon ami M pour cette chanson :)

05.12.2007

...


Archive -F*** you

tapie derriere notre écran, le silence de la nuit nous enveloppant, on se sent en sécurité...on se sent fort...on peut tout dire ou presque...on peut laisser ses doigts valser sur le clavier et écrire avant meme de penser à ce qu'on va dire, on se sent libres...on peut vider son sac..on peut dire ce qu'on a accumulé et ce qui nous ronge depuis longtemps, on se sent légers...on dirait qu'on vient de nous injecter un shot d'adrénaline ou un genre de substance désinhibitoire, pour lever l'auto-censure et dépasser les lignes qu'on s'étaient mises pour ne pas blesser les autres...mais à force de ne pas vouloir blesser les autres, on se blesse soi-meme. oui parce que moi je suis comme ca, c'est soit je déballe le tout, soit je me tais, parce que moi il faut pas me chercher quand je suis deja énervée..je ne controle rien, je me controle pas..parce que moi je suis une personne qui n'oublie pas, non j'oublie pas si m'a fait souffrir, j'oublie pas les nuits ou mon oreiller étouffait mes sanglots et absorbait mes larmes...je n'oublie pas la rage que j'ai ressentie non plus...j'oublie pas la haine que j'ai ressenti une certaine période...je n'oublie pas les fois ou je me sentais étouffer...non je n'oublie pas...j'enfuis ca au plus profond de moi...mais ca reste toujours la...il faut juste gratter un tout petit peu pour que le tout resurgisse...alors je pense pas pouvoir pardonner...parce que moi je ferai jamais subir ca à qqn que j'aime...

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