29.05.2009

cherche le pourquoi...

Pourquoi doit-on toujours se justifier de ce qu'on est? Pourquoi on aime toujours mettre des étiquettes pour classifier tel et tel? Pourquoi on choisit la facilité? plutôt que prendre le temps de connaitre chaque personne individuellement, on attend le premier faux pas pour l'éliminer? pourquoi sommes nous si impatients? Pourquoi ne pas donner de deuxième chance? Pourquoi ne pas considérer chaque personne à part entière? Après tout, on ne se ressemble pas. Notre milieu, notre vécu, notre caractère, feront qu'on va réagir d'une manière différente face à une même situation. pourquoi on aime tant se mettre dans le rôle du juge? mais pour qui on se prend? Pour des êtres qui ne se trompent jamais? pour des incarnations de la perfection? pour dieu?
Pourquoi on aime tant profiter des faiblesses des autres? pourquoi on est si égoïstes? pourquoi les autres essaient sans cesse de nous changer ou on essaie de changer les autres? Notre différence ne fait pas justement de nous ce que nous sommes? notre unicité? Alors pourquoi on s'entête à vouloir ressembler aux autres et dès que l'un de nous agit différemment, on le pointe du doigt, on lui inflige les pires supplices, on le traite de tous les noms? Pourquoi ils doivent s'expliquer de leur différence? Pourquoi ne pas adopter cette différence, pourquoi ne pas essayer de la comprendre, plutôt que de la rejeter? Pourquoi la différence est synonyme de mal pour certains? avons nous si peur que nos repères soient bousculés? avons nous si peur de l'inconnu que nous préférons rester dans le connu réconfortant mais si monotone, si gris?
On évolue, notre vécu change notre perception des choses, des gens. Nos besoins évoluent avec l'âge avec l'expérience. Il faut juste accepter cela. Et même si on essaie de jouer un rôle, c'est plus fort que soi, on revient toujours à notre moi profond. "chasse le naturel, il revient au galop".
Descendons de notre piédestal, réconcilions nous avec notre part d'humanité. Soyons moins égoïstes. Arrêtons de nous mentir, ayons au moins la dignité de ne pas avoir peur de ce que nous sommes et de l'affirmer haut et fort. Peu importe l'image qu'on renvoie, les autres ont la vue faussée par tous les masques qu'ils mettent, par tous les préjugés, par toutes les illusions. Arrêtons de chercher l'approbation des autres, soyons fiers de ce que nous sommes.
Soyons nous mêmes et on ne s'en sentira que mieux.

 

 

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11.03.2009

délires nocturnes

elle se demandait ce qui lui arrivait ces deux derniers jours. une humeur maussade, fatiguée...une boule de nerfs...

et puis vinrent les 3 mousquetaires à la rescousse...elle chialait comme à son habitude, mais elle se taisait pour ne pas faire de dégats sinon ca allait finir avec des couteaux et bcp de blessés. déjà que le ton était monté plus d'une fois...valait mieux en rester la...
des rires à gorge déployée...des sourires complices...les uns pouffaient de rire...les autres étaient un peu vexés...les uns fuyaient les regards des autres...les uns les cherchaient justement ces regards...les uns n'y voyaient que du feu...les autres faisaient mine de rien savoir...

seulement voila, depuis quelque temps, elle ne ressentait plus rien...tout avait le même goût pour elle, ou plutôt tout était fade, elle avait besoin de plus de sensations, de plus de ressenti, de plus d'émotions...plus rien ne la faisait vibrer, les passions se fadent au bout d'un moment que ce soit pour les personnes ou pour les choses, d'ailleurs elle se dit que si elle n'arrivait pas à écrire et qui même si elle le faisait, elle trouvait ca à chier, c'était à cause qu'elle devait ressentir et vivre ce qu'elle écrivait et donc que ça ne servait à rien vu qu'elle ne ressentait plus rien...pourtant elle se forçait..ils se ressemblaient tous...avec leurs paroles, avec leurs techniques, leur comportement... même leurs baisers se ressemblaient...
du pareil au même...

 

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21.02.2009

please shoot me..I said please

 


s.v.p faites que cela cesse...arrêtez le massacre...sauvez moi tant qu'il est encore temps...ou bien qu'on en finisse une fois pour toutes...comme ça il n'y aura pas de récidive...
tuez moi...tirez sur moi...faites que cela soit rapide et efficace...juste qu'on en finisse...puis arrachez moi mon cœur...je voudrai m'en débarrasser...une fois pour toutes...
parce que quand tu essaie..que tu fais de ton mieux...que tu apprends du passé...et qu'on conséquence tu te sens bloqué, pris dans une sorte de tourbillon que tu ne contrôle pas et dont tu ne veux pas, tu te noie...que tu essaie de marcher, puis de courir puis te vient un coup si fort dans les jambes, que tu te retrouves à genoux...que tu te sens si abattu que tu n'as même plus la force sortir de chez toi...que tu pleures mais tu pleures pour toi...pour ta malchance, pour ta naïveté, ton optimisme inconditionnel et pour ton cœur d'artichaut...et puis vient un jour ou t'arrives même plus à pleurer parce que t'as trop pleuré dans le passé...
tu essaie de trouver ce qui ne va pas, ce qui cloche...la pièce manquante au puzzle...tu te dis que la pièce est peut être cassée ou perdue ou qu'elle n'existe tout simplement pas...
tu cherches l'intrus...tu cherches l'erreur...parce que tu sais, au fond de toi, qu'il y a toujours une erreur...quand c'est trop beau pour être vrai, c'est que c'est trop beau pour être vrai...
les désillusions ça me connaît...une experte en la matière...alors avec le temps...j'ai appris qu'il fallait toujours chercher l'erreur...sauf que l'erreur varie d'une personne à une autre..elle est différente mais toujours là...alors je suis à l'affût du moindre petit signe, de la moindre petite gaffe, du moindre lapsus révélateur...et hop quand je la trouve, cette erreur, eh ben ça me fait toujours le même effet...la chute est vertigineuse...la désillusion cruelle...le réveil brutal...pourquoi? parce qu'à chaque fois même si on sait qu'il y aura cette erreur, on espère avoir tort, on espère de toutes nos forces que ça ne sera pas le cas...pas cette fois-ci...l'éternelle optimiste qui a foi en le genre humain...n'importe quoi!! pfff le genre humain!!!

alors merci le genre humain de me le rendre si bien...merci le genre humain parce qu'à chaque fois j'y laisse des plumes...merci le genre humain parce je commence vraiment à te détester...merci le genre humain mais je préfère rester seule.....

 

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30.01.2009

Run

Des fois, on ouvre les yeux, au réveil, on se dit que c'est un nouveau départ, que le temps de la malchance et des malheurs est derrière nous. On se dit que ce nouveau jour sera le premier d'une série de jours heureux, de jours meilleurs.
On veut tellement y croire et on y croit si fort que ça nous donne la force de tout reconstruire, de se lever, et de recommencer, de recoller les morceaux. Une force si forte que l'on oublie les obstacles à venir, et on pense qu'on arrivera à les surmonter tous. Une force si forte que l'on se sent planer.
On est emporté par une sentiment de béatitude, sur notre petit nuage, on n'a plus conscience du monde qui nous entoure.

et puis vient le coup de grâce...encore...il fallait s'y attendre. des fois à être trop optimiste, on ne le voit pas venir, et là la chute, est encore plus importante. la désillusion est encore plus cruelle, le réveil plus brutal.
Alors on sombre à nouveau, dans cette torpeur, dans cet état de léthargie et on se dit que décidément on n'a pas appris. on a rien appris. et blâme le principal fautif dans l'affaire, c'est à dire nous même. Le regard hagard, la mine défaite, l'humeur massacrante et morose, on replonge.

Et le pire dans tout cas, c'est qu'on se complaît dans cet état la. plus cet état est destructeur plus le chemin vers la lumière sera long et périlleux, plus difficile sera la guérison.

 

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16.01.2009

conversation et auto-analyse

S dit :
walahi nghazzal 3la X wallah
(je te jure je suis super énervée contre X)
paske je me dis kifech 3abd mo5ou hakeka w en meme temps i5amem w he acts hakeka?! (comment une personne aussi ouverte et cultivé peut avoir des agissements comme ca?) he cheats on his girlfriend et yektheb (il ment)
ti ena nafra7, qqn d'intello, (bien au contraire je suis contente de faire la connaissance de qqn qui en a dans la cervelle) je me dis au moins j'ai qqn avec qui parler de choses intéressantes.
mech 7ata 7ajti bih ikoun sa7bi (j'ai pas vraiment besoin qu'il soit mon copain)
alors quand tu tombes sur qqn de soit disant ouvert et qui en a dans la cervelle, il gache tout en étant un gars dont la cervelle se situe sous la ceinture...
on passait devant l'affiche d'un film, the awful truth, et moi j'ai ri et je lui ai dit regarde et il m'a répondu et c'est pas mal vrai...j'aurai dû comprendre qu'il appartenait à cette catégorie là! the_awful_truth.jpg

Y dit :
oh la c'est l'hopital qui se foue de la charité ... (suite censuréee :P)

S dit :
je ne suis la fiancée de personne je te signale, par contre lui...il est le fiancé de quelqu'une

Y dit :
kes kima tacharbou elghirek tochrob mennou(un verre que tu fais boire qqn d'autre, tu en bois toi aussi)
S ... une suggestion de lecture : Nietzsche : humain trop humain
c'est une question de principe

S dit :
ok
mais ce que je ne comprends pas c'est que pourquoi moi?
il aurait pu trouver trente six milles filles
j'en sais rien moi
une tunisienne meme
les filles qu'il cherche il y en a des tonnes

il est vicieux à ce pt le mec?
za3ma houa i9oul 5sara cette fille la ken 3rafha w 93adna s7ab 5ir
?! (a ton avis est ce qu'il se demande ah j'aurai mieux fait de mieux la connaitre et qu'on reste juste amis?)

merde c quoi le truc de je suis attirante
depuis qq temps on arrete pa de me dire ca et je ne veux pas etre attirante!!!!!!!!
ca m'éneeeeeeeeeeerve

Y dit :
ils ont pas de passions les autres ... berdine (froides)
loooool

S dit :
c'est sensé etre un compliment?

Y dit :
tu n'es pas attirante :P

S dit :
tu trouves ca drole? oui je suis surprise mon meilleur ami (qualificatif censuré :P ) , m'a dit  t'es attirante avec un sourire, je suis restée plantée la...
non mais concernant '' ils ont pas de passions les autres..berdine'' c sensé etre un compliment?

S dit  :
tu vois je me suis jamais vu comme attirante, et la quand c'est mon copain ou bien X qui me le disent, je me dis bof c'Est juste pr arriver a leurs fins mais quand c'est mon meilleur ami qui me le dit, je me dis, ca doit etre vrai
et je ne veux pas etre juste attirante
je fais rien pour
enfin pas bcp quoi :P
d'ailleurs je ne vois pas le pourquoi de la chose
anyways, j'ai toujours pensé que je suis le genre de filles qu'il faut bien connaitre pour l'apprécier, je suis pas le genre de filles sur lesquelles on flashe comme ca dans la rue...
enfin bon tout ca pour dire, que j'assume mal et que je ne sais pas comment me faire à cette nouvelle idée de je suis attirante.

le suis je vraiment finalement?

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15.01.2009

thought of the day

 

'' Dans le jeu on n'est pas libre, pour le joueur le jeu est un piège. ''

Milan Kundera, Risibles amours.

 

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PS : 100ème post

12.01.2009

here we are...again

well it happened...again...yeah obviously i didn't learn from the past....
what am i supposed to do or say?
hey thanks it was good seing you, see ya soon
or well it wasn't supposed to be like this but yeah here we are and what's next dude?

i don't even know how it happened, i was there shilling and playing with the cat and next thing im with him...
it is not that i didn't want to but it was so fast, i didn't even had the time to say no...ok well i didn't have the will to say no...and you know what? that's MY big problem. i can't say no. i have to work on that and that's gonna be one of my resolutions for this year, learn how to say NO. i'm gonna begin here lol
no no no no no no no no no no
ok that was relieving.

god how can i be so naive? so stupid? in the ladder of naivety, i think this time i had the first rank. couldn't be more naive or stupid.

so now what? now? i'm just waiting. i don't know what's next. and subconsciously i know that there is no next or after of whatever. it has ended before it even began.

that's me, doing stupid things and being so angry about myself after that...

 

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23.10.2008

retrouvailles 2

Il était assis devant elle, cela ne l’empêchait pas de faire quelques remarques concernant certaines des invitées. Elle riait mais elle était jalouse et il le savait fort bien. Il la provoquait. Elle resta de marbre et à son tour se tourna vers son voisin de gauche, qui était fort séduisant, et commença à monter son intérêt pour la conversation. Il eut un petit sourire au coin et participa à la conversation à son tour en s’immisçant entre eux. Petit à petit le voisin se trouva presque éjecté de la discussion qui s’en trouvait plus intime. Elle lui effleura doucement la jambe avec le bout de ses escarpins puis s’en excusa. Il lui demanda a voix basse et en s’approchant d’elle ce qu’elle voulait. Elle le regarda fixement puis détourna son regard de lui en émettant un rire moqueur. Quelques minutes passèrent et elle reprit son effleurage qui se fit plus insistant et plus équivoque encore. Il releva la tête et plongea son regard sombre au fond de son âme, elle se sentit déshabillée. Elle était troublée mais pour une fois, elle voulait le battre sur son propre terrain. Alors elle feignait de l’ignorer et de reparler à son voisin de table. Elle sentait son regard sur elle, son désintérêt pour ce qui l’entourait. Elle savourait sa mini-victoire. Elle se dit qu’il fallait continuer sur sa lancée. Elle s’excusa de table en disant qu’elle avait oublié quelque chose. Il se proposa pour l’accompagner, prétextant qu’une jeune demoiselle comme elle ne pouvait se promener seule. Il lui attrapa la main et lui demanda à quoi elle jouait. Elle rigolait disant : à rien voyons. Elle lui fit remarquer qu’elle n’avait pas encore reçu son cadeau et qu’elle se demandait s’il lui en avait apporté un. Il s’avança vers elle et répondit que son cadeau, elle l’avait sous les yeux. Elle se sentit désarmée, il avait renversé la tendance du jeu, il menait encore une fois. Un frisson lui parcourut le corps, elle en perdit l’usage des mots. Une fois de plus, elle était perdue mais il ne lui laissa pas le temps d’anticiper, il s’approcha d’elle, ses lèvres cherchant les siennes. Elle s’abandonna, il ne fallait plus se battre : le dénouement de 5 années de chassé croisé, de je t’aime moi non plus.

 

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15.10.2008

ombre et lumière

Cette dualité entre l'ombre et la lumière, le jour et la nuit, le dit et le non dit m'intrigue et me fascine. C’est que la nuit, le non dit prend toute son importance. On se cache derrière des masques, des ombres. La nuit, l’obscurité se fait complice de nos pires intentions, de nos mensonges, de nos peurs. On se réfugie dans les ténèbres parce que la lumière du jour nous effraie, elle nous oblige q nous regarder en face, a affronter nos propres fantômes. Elle met un doigt la ou ca fait le plus mal. La nuit on se retrouve seuls avec nos incertitudes, nos faiblesses. Alors on ferme les yeux, on essaie de tout refouler, de tout enfuir au plus profond de son âme en espérant qu’on ne tombera pas dessus une nuit, au fil des tergiversations.

On fuit une réalité qu’on veut ou qu’on ne peut accepter ; parce que c’est plus facile de fermer les yeux, de se dire que demain, le jour apportera les réponses. Des fois on ne s’en soucie même pas, des réponses.
Une pulsion, une tentation, un excès et on ne se soucie pas des conséquences. Le réveil peut être brutal et dur. Seulement voila, comme chaque acte a un sens même si c’est un acte manqué, peureux que nous sommes, nous préférons ignorer ceci.

Alors on continue notre vie, en gardant ce qui nous arrange et en effaçant ce qui nous encombre.

07.10.2008

retrouvailles 1

Il l’attendait au milieu de ce vacarme, frémissant d’impatience. Elle se laissait désirer comme à son habitude, arriva un peu en retard, fit une entrée magistrale entourée par une horde de personnes. Il se leva pour l’accueillir et dès qu’il la vit, son cœur s’emballât, ses mains devinrent moites et tremblantes. Il crut d’abord avoir une vision. Jamais il ne l’avait vu aussi rayonnante, aussi sure d’elle, élégante, belle.
A mesure qu’elle s’avançait vers lui, qu’elle saluait et embrassait les convives, il la regardait d’autant plus fasciné et subjugué par le pouvoir qu’elle exerçait sur lui. Il sentit que ses jambes allaient se dérober sous lui, il se maitrisa néanmoins et l’accueillit avec son sourire ravageur, ce sourire dont lui seul connaissait le secret et qui fait encore ses ravages sur elle-même après toutes ces années.
Ils s’embrassèrent, se regardèrent, puis il lui chuchota dans l’oreille qu’elle était magnifique.
Elle se rappela cette réplique qu’elle entendait dans les films, alors elle le remercia et lui répondit qu’il était pas mal non plus.
En effet dès son entrée, elle le cherchait des yeux. Elle vit comme dans ses souvenirs, ténébreux, mystérieux, un brin malicieux et surtout très charmant et charmeur. Elle n’attendait que de lui parler, d’entendre sa voix langoureuse. Alors quand elle lui chuchota à l’oreille, elle se dit que la soirée allait être prometteuse et elle s’arrangeait pour l’avoir face à elle à la table.
Une longue soirée les attendait…

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29.09.2008

l'histoire de leur vie

Leur vie est à l’image de ce jardin, livré à lui-même, personne ne s’en occupe, ne l’entretient, abandonné, déserté puis consumé par les flammes. Des corps sans âme qui vaguent à leurs occupations quotidiennes et qui essaient de garder intact leur gout à la vie malgré toutes les épreuves qu’ils traversent et qui s’abattent sur eux une à une en prenant un malin plaisir en les torturant comme pour tester leur seuil de tolérance. Chacun se vautre dans son coin, dans sa souffrance. Certains arrivent à l’exprimer, à la crier, d’autres à la pleurer, d’autres ont perdu l’usage des mots, n’ont plus la force de pleurer, d’autres préfèrent fuir et se réfugier dans une sorte de torpeur.
Chacun trouve des remèdes pour atténuer ses souffrances, pour continuer à vivre.
La vie est faite comme ca. On dit après la pluie le beau temps, ou demain est un autre jour.
Elle l’espère.

 

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23.05.2008

arrache moi


je suis dégoûtée...dégoûtée d'elle
tu me dégoûtes...tu m'énerves
oui toi tapie dans l'ombre...
toi recroquevillée sur toi même, pensive...
toi à te faire un sang d'encre...
toute cette sensibilité... tous ces sentiments exacerbés...
toujours à fleur de peau... 20452701.jpg
toujours à chialer...toujours à jouer la victime...
toujours à te croire le centre du monde...
toujours à parler de toi...de tes soucis...
toujours à te plaindre à te morfondre sur ton sort...
toujours passive...
arrête! tu m'agaces...
arrête le rabat-joie! disparais...hors de ma vue...
laisse moi tranquille...je suis mieux sans toi...
je veux profiter du moment présent...
arrête avec tes sentiments...
ces sentiments dégoulinent à tous les quarts d'heure...
tiens prends le mon coeur, notre coeur, non plutôt ton coeur...
attends je l'arrache...j'en ai pas besoin....
prends le je te dis... ne fais pas de grimace...
arrête avec les larmes... allez prends le et disparais...
et quand je serai prête, tu me le rendras mon coeur....

 

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13.05.2008

la balançoire

je retombe en enfance pendant quelques minutes. j'étais passée par ce même parc avec lui, mais il voulait pas aller aux balançoires avec moi. trop peur de se laisser aller, trop peur de ne rien contrôler, je ne le comprends pas, j'ai renoncé...
j'y suis retournée ce soir. je me suis assise et j'ai commencé à me balancer. j'avais envie d'aller toujours plus vite, toujours plus haut. et je me forçais pour y arriver. je me cramponnais aux cordes et je tendais les jambes quand je montais. j'avais l'impression de renaître à chaque montée. j'attendais impatiemment la montée, la descente annonçait une autre montée, plus haut, avec de nouvelles sensations, une nouvelle découverte. je riais à gorge déployée, j'avais oublié mon amie qui a coté de se balançait elle aussi. plus haut, plus vite!!! c'est tout ce qui comptait. je voulais pas et j'arrivais pas à me résoudre à descendre de cette balançoire. c'était le vide total. j'avais l'impression, à chaque montée, que mes soucis, mes pensées, mes réflexions s'envolaient alors que moi je restais sur la balançoire. le vent les importait loin de moi.
je continuais de pousser encore pour aller encore plus haut, l'impression de voler, de décoller, avoir le vertige, le coeur qui bat à 100 à l'heure, cette montée d'adrénaline, l'oubli et l'abandon...
et puis le silence.
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