23.05.2008

arrache moi


je suis dégoûtée...dégoûtée d'elle
tu me dégoûtes...tu m'énerves
oui toi tapie dans l'ombre...
toi recroquevillée sur toi même, pensive...
toi à te faire un sang d'encre...
toute cette sensibilité... tous ces sentiments exacerbés...
toujours à fleur de peau... 20452701.jpg
toujours à chialer...toujours à jouer la victime...
toujours à te croire le centre du monde...
toujours à parler de toi...de tes soucis...
toujours à te plaindre à te morfondre sur ton sort...
toujours passive...
arrête! tu m'agaces...
arrête le rabat-joie! disparais...hors de ma vue...
laisse moi tranquille...je suis mieux sans toi...
je veux profiter du moment présent...
arrête avec tes sentiments...
ces sentiments dégoulinent à tous les quarts d'heure...
tiens prends le mon coeur, notre coeur, non plutôt ton coeur...
attends je l'arrache...j'en ai pas besoin....
prends le je te dis... ne fais pas de grimace...
arrête avec les larmes... allez prends le et disparais...
et quand je serai prête, tu me le rendras mon coeur....

 

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13.05.2008

la balançoire

je retombe en enfance pendant quelques minutes. j'étais passée par ce même parc avec lui, mais il voulait pas aller aux balançoires avec moi. trop peur de se laisser aller, trop peur de ne rien contrôler, je ne le comprends pas, j'ai renoncé...
j'y suis retournée ce soir. je me suis assise et j'ai commencé à me balancer. j'avais envie d'aller toujours plus vite, toujours plus haut. et je me forçais pour y arriver. je me cramponnais aux cordes et je tendais les jambes quand je montais. j'avais l'impression de renaître à chaque montée. j'attendais impatiemment la montée, la descente annonçait une autre montée, plus haut, avec de nouvelles sensations, une nouvelle découverte. je riais à gorge déployée, j'avais oublié mon amie qui a coté de se balançait elle aussi. plus haut, plus vite!!! c'est tout ce qui comptait. je voulais pas et j'arrivais pas à me résoudre à descendre de cette balançoire. c'était le vide total. j'avais l'impression, à chaque montée, que mes soucis, mes pensées, mes réflexions s'envolaient alors que moi je restais sur la balançoire. le vent les importait loin de moi.
je continuais de pousser encore pour aller encore plus haut, l'impression de voler, de décoller, avoir le vertige, le coeur qui bat à 100 à l'heure, cette montée d'adrénaline, l'oubli et l'abandon...
et puis le silence.
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05.05.2008

petit jeu (3) : fin

déjà la fin...
elle ne l'avait pas vu venir celle la...
elle va bien...
oui elle se dit qu'elle va bien...
elle continue à rire comme d'habitude...
lui? disons qu'il savait que ça allait se passer...
lui il avait jeté la clé de son coeur dans un caniveau...
ce qui devait arriver, arriva...
un jour ou l'autre, disait -il...
mais la battante qu'elle était avec du mal à s'avourer vaincue...
elle n'aimait pas perdre, pas comme ça, pas maintenant...
alors malgré toutes ces voix qui lui disaient d'abandonner...
elle n'en faisait qu'à sa tête...têtue qu'elle était...
elle devait se faire plus joueuse...encore plus...
lui? l'éternel joueur? un pas vers l'avant...
dix vers l'arrière...il revenait à la charge...
un rythme de fou...et dès que ça commençait à devenir tiède...
il se retirait...froussard, lâche, ou tout simplement trahi par le passé...
elle savait plus quoi faire...ni ce qu'elle voulait...

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02.05.2008

petit jeu (2)

un bon dîner...une bonne ambiance...
des rires...des provocations...
puis des regards...des sourires complices...des envies réprimées...
une impulsion...une autre impulsion...une perte de contrôle...
il s'avoua vaincu...plus de résistance...c'en était trop pour lui...
elle ne réfléchissait plus...l'attente la tuait à petit feu...
il fallait forcer le destin...des fois il le faut...
elle rayonnait et il ne pouvait que s'incliner devant tant de splendeur...
un avenir incertain certes mais un présent qui en annoncait la couleur...
pas de complications...juste apprécier et ne pas se poser de questions...

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30.04.2008

petit jeu (1)



lui : fais de moi ce que tu veux
elle : tu me donnes carte blanche?
lui : je suis tout à toi
elle : si tu me veux je suis là
lui : je suis tout à toi mais je ne vais pas bouger. je suis fatigué. je ne suis plus l'aventurier que j'étais.
elle : je pourrai apporter mon grain de folie. mais la balle est dans ton camp.
lui : pourquoi c'est à nous les hommes de tout faire?
elle : je te signale que jusqu'à maintenant t'as rien fait. soit plus entreprenant!
lui : alors viens maintenant. viens...
elle : ...non...
lui : grande gueule mais quand vient le temps d'agir t'es aux abonnés absents.
elle : toi aussi...
lui : pourquoi tu me fais ça?
elle : j'attends impatiemment de te revoir.
lui : dis moi quand?
elle : je ne sais pas, quand tu seras prêt.
lui : ....

mais jusqu'à quand? qu'est ce qu'il attend d'elle? est- elle prête elle qui lui dit qu'il est pas prêt? quand est ce qu'il oseront enfin?

23.04.2008

shiver

des regards qui se croisent...
un sourire coquin qui se dessine...
ils se perdent de vue...
il se cherchent dans cette foule...
ils se retrouvent...
il la regarde...
elle le regarde...
ils ne savent pas quoi faire...
les deux sont paralysés...
elle est hypnotisée par son regard...
elle tremble rien qu'à l'idée de l'avoir pour elle...
il frémit à l'idée de pouvoir goûter enfin à ce doux élixir...
les battements de leurs coeurs s'accéléraient...
tous leurs sens étaient en éveil...
elle le provoque...
il l'attrapa brusquement par la taille et la ramena à lui...
elle se laissa faire...
guidée par lui, par ses mains, par ses désirs à elle...
son doux parfum l'enivrait et il n'avait qu'un souhait...
qu'elle soit sienne pour l'éternité...
elle ferma les yeux...s'abadonna à lui...
on dirait que tout l'univers s'était mis en branle pour créer cet instant...
cet instant tant attendu, tant rêve et tant désiré...
tout était parfait, lui, elle, le cadre...
et ils se figèrent l'instant de quelques secondes, quelques minutes...
enfin ils ne savaient plus trop...
ils se sont enfin retrouvés...
ils ne faisaient plus qu'un et c'est ce qui comptait...

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17.04.2008

message à lui, à lui et à eux

tous des cons
tous des cons
tous des cons


point final .
Quand on est con, on est con par Brassens

14.04.2008

j'ai mal

j'ai mal pour mon pays, j'ai mal pour ces gens, mes compatriotes. j'ai mal parce que je sais pas ce que c'est leur quotidien, parce que je connais pas leurs souffrances, leurs combats, la misère qu'ils vivent. j'ai mal parce que je suis impuissante, je ne peux qu'observer et avoir mal au coeur. j'ai la gorge nouée en voyant ces images et ces vidéos. on dirait qu'on vit dans un autre pays. on dirait qu'ils sont exclus de notre société. on dirait qu'ils font partie des oubliés. et je ne peux que les comprendre parce que moi en tant que tunisienne, je ne veux que le bien pour tous mes compatriotes mais moi en tant que tunisienne, je me voile la face aussi...

09.04.2008

le manège

je suis assise ici dans le manège qui tournoie. je regarde autour de moi, les paysages changent à chaque tour. des fois, il y a des gens qui me rejoignent, pour un certain nombre de tours, pour une certaine période, il y en a qui restent plus longtemps que d'autres, il y en a que leurs places restent inoccupées même après leurs départ. je les regarde entrer dans mon manège ou en partir, des fois je les retiens, des fois je fais en sorte qu'ils partent. des fois, je suis triste, d'autres fois je le suis moins.
le manège prend de la vitesse. j'aime la vitesse, je souris, je ris à gorge déployée, je crie de plaisir, la vitesse m'enivre. mais ça devient trop rapide, j'en ai la toute qui tourne. les contours s'évanouissent, tout devient flou, un mélange de couleurs et de bruits que je ne distingue point.  je commence à me sentir mal et à me dire que la vitesse ne me convient pas.
le manège ralentit, le manège va lentement maintenant...j'ai repris mes esprits. je souffle. je peux regarder autour de moi et tout se redessine. les décors, les personnes, ce qu'elles font. je regarde ce film muet, en écoutant ma musique, je regarde ces personnes s'approcher ou s'éloigner. mais tout va tellement lentement, si lentement que je m'ennuie et que j'en redemande, de la vitesse, encore de la vitesse! et encore mal au coeur et encore ennui...cercle vicieux!

je vis dans ma bulle, ma bulle c'est mon manège. mon manège qui avec ses couleurs, sa musique et la variation de sa vitesse et les différents personnages qui y prennent place, me laisse perplexe et me donne envie tous les jours de recommencer et de revivre cette aventure. mais jusqu'à quand? quand est ce que je trouverai la vitesse qui me convient, quand est ce que je saurai ce que veux exactement? mais je sais une chose : je n'aime pas la redondance, je n'aime pas quand tout se répète une infinité de fois, je m'ennuie vite. je n'aime pas quand c'est trop lent aussi. un juste équilibre alors? oui sûrement, c'est ça qui me faut. encore faut-il le trouver...

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31.03.2008

nouveau single portishead (machine gun)

Le tant attendu nouvel album (Third) des Portishead sera dans les bacs en avril (le 14 selon certains, le 28 selon d'autres). En tout cas, on sait de quoi la pochette aura l'air et on a la liste des chansons, dont quelques unes sont déjà disponibles sur youtube. Le nouveau single s'intitule : Machine Gun.

 

j'ai mis aussi ma préférée pour l'instant de celles trouvées du nouvel album : The Rip


spéciale dédicace à mon amie erena et à mon ami orion :)

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30.03.2008

lui...

j'ai envie de vivre pleinement ma vie, de vibrer avec l'homme que j'aime et qui m'aime.
je veux qu'ilm'impressionne.
je veux que même nos disputes soit rigolotes.
je veux qu'il me comprenne sans que j'ai à faire la tête pour qu'il sache que qqchose ne me plaît pas.. je veux qu'il lise en moi. je veux qu'il me donne envie d'être meilleure. je veux qu'il me prenne dans ses bras sans que j'ai besoin de lui dire.
j'ai envie de vivre une passion qui en dormant le soir, me laisse un sourire sur le visage.1914391729.jpg
j'ai envie qu'il me regarde dormir en me caressant les cheveux.
j'ai envie de faire des folies avec lui, de sauter et de crier si j'en ai envie dans la rue avec lui.
j'ai envie de fredonner une chanson qu'on connaît tous les deux.
j'ai envie qu'il me bichonne, qu'il invente des mots d'amour juste pour moi.
j'ai envie d'être comme au début sur mon nuage dès que je suis avec lui, même si j'ai des soucis au quotidien, qu'il me fasse tout oublier.
j'ai envie de sentir son souffle contre mon cou, et ses lèvres chaudes se poser sur les miennes. j'ai envie d'avoir à nouveau ce sentiment que tout mon corps frémit rien qu'à cette idée. je veux que son regard plonge dans le mien, au plus profond de mon âme jusqu'à ce que je me sente nue, qu'on se parle rien qu'en se regardant.
j'ai besoin de l'entendre dire qu'il adore quand je suis grincheuse, qu'il affectionne mon coté perfectionniste, qu'il aime ma spontanéité, que mes grimaces en guise de réponse le font rire, qu'il dissipe mes doutes et mes craintes. ces choses qui font que je suis moi.
et pour savoir que C'EST LUI,il faudrait que j'ai pas des doutes, que cela soit tellement évident pas à cause du temps qui passe mais à cause que je peux pas concevoir ma vie sans lui.
j'ai envie de tellement de choses...

ok bon j'arrête de rêver. 
mais je lance un cri juste au cas ou :P hé oh toi le prince charmant, si tu existes, je suis la, j'en ai marre d'attendre, montre toi à la fin!!! :D

 

 

 

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15.03.2008

le papillon

je suis fatiguée, de la fatigue chronique que je traîne depuis un moment. j'ai sommeil quand je devrai péter le feu, et je suis agitée comme une puce quand il est le temps de faire dodo. ces derniers temps, je suis trop agitée, excitée, bavarde, trop d'énergie. trop de trop. on dirait que je veux compenser l'état de léthargie dans lequel j'étais. je vis à 200 à l'heure, j'ai même plus le temps de me retrouver avec moi-même, mes pensées. je cours, je cours, je ris, je saute à pieds joints dans la nouveauté sans me poser la question suivante : qu'est ce que je veux? est ce que je veux vraiment ça? ce qui a l'air de se profiler à l'horizon? je ne réfléchis pas et j'explore toutes les portes qui s'ouvrent, sans me poser de questions. une papillon d'une fleur à une autre. furtif, léger, insouciant et qui aime s'approcher du feu, le feu qui peut le brûler...encore une fois. mais le papillon n'y pense pas.le papillon est attiré par la lumière, par tout ce qui est brillant, par ce qui se distingue.  le papillon est un fonceur, le papillon est en quête de sensations fortes pour se sentir vivant, le papillon veut vibrer, le papillon veut goûter à ce fruit défendu...
le papillon veut vivre

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10.03.2008

les fins



j'aime pas les fins. la fin d'un livre, d'un film, d'une chanson, la fin d'une conversation, d'une histoire, d'une soirée. quand retombe la tension, et qu'on reste seule dans le silence, le silence qui finit par etre rompu par la petite voix en nous et cette petite voix, on ne veut pas l'entendre, on veut qu'elle se taise parce qu'on n'en a rien à faire de ce qu'elle nous dit, on le sait deja mais pas besoin de se le rappeler. alors on prèfère l'étouffer... mais bon, pour revenir à notre histoire des fins, on peut remédier à toutes les fins citées : on écoute la chanson en boucle, on lance une autre conversation ou on lit un autre livre. mais quand il s'agit de fins beaucoup plus compliquées, comme la fin d'une relation qu'elle soit amicale ou amoureuse. comment on fait? comment on fait pour se sortir de cette torpeur? comment on tourne la page, comment on renait de ses cendres, comment on recrée du silence, comment on arrive à reconstruire? les fins sont tristes. les fins annocent un moment de transition. on fait quoi pendant ce moment de transition? je ne le sais pas. je me contente de vivre à 100% à l'heure, sans me poser trop de questions. j'ai pas le temps de me retrouver avec moi-même et d'y penser. alors bon, quand il y aura du changement, je saurai que la transition est finie. on me dit que la transition c'est le moment où on lève le pied d'une marche pour le mettre sur une autre marche, de préférence celle qui est plus haut, toujours avancer bien sur. ne pas regarder vers l'arrière, lui tourner le dos au passé. la vie est est une suite de marches à gravir. ça me plait comme façon de voir les choses. des fois on se sent fatigués et on arrete de monter, des fois on tombe et on se retrouve quelques marches plus bas. des fois on est rejoint par des personnes qui nous aident dans notre ascension. donc finalement la fin, c'est le commencement de quelque chose de nouveau. alors oui vu comme ca, une fin peut etre bénéfique :)
 
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